Editions Payot, collection "Science de l'homme", Paris, 1991.
Livre broché, couvertures semi-rigides, très bon état. 280 pages, intérieur propre.
Dernière de couverture:
" On n'a pas trouvé jusqu'à présent de substitut à l'hypnose", écrit Freud en 1937 dans un article qui signe la condamnation des ambitions et des idéaux qui l'avaient d'abord conduit à rejeter l'hypnose et à inventer la psychanalyse. Depuis, ce rejet a été élevé au rang de "coupure épistémologique", et la critique technique de Freud à l'encontre de l'hypnose s'est doublée d'une condamnation éthique qui la renvoie à sa préhistoire: comme la possession diabolique s'opposait à la grâce divine, l'hypnose s'opposerait aux effets libérateurs de la psychanalyse.
Et si l'histoire était lue autrement? Et si l'énigme de l'hypnose qui a résisté à des décennies d'expérimentation était enfin prise au sérieux? Et si, avec Ferenczi, on osait reconnaître la présent de l'hypnose et de la suggestion au coeur de la scène analytique? Et si l'échec de la psychanalyse, au sens de Freud, ne signait pas le divorce entre psychothérapie et raison scientifique? La question se poserait alors: après Copernic et Darwin, de quelle nouvelle transformation des normes et des pratiques que nous jugeons rationnelles la "troisième blessure narcissique", la découverte de l'inconscient, est-elle porteuse?"
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