Editions Plon, Paris, 1969.
Livre en pleine reliure cartonnée, très bon état, avec jaquette également en très bon état. 341 pages, intérieur propre.
Avec un cahier d'illustrations et deux cartes.
Dernière de couverture:
" On le surnommait l'Eléphant mâle, car rien ne pouvait arrêter sa furieuse ruée au pouvoir. Son vrai nom, Mzilikazi, signifie en fait "La Grande Voie" et semble l'avoir étrangement prédestiné à sa prodigieuse conquête d'une vaste région d'Afrique australe et à sa fondation, au siècle dernier, du belliqueux empire Matabélé.
Jeune commandant de l'armée Zouloue, il s'était rebellé contre le tyran Shaka Zoulou, et avoir dû fuir au cœur de l'Afrique du Sud. L'irruption de ce guerrier avide et ambitieux parmi des peuplades inhospitalières déclencha une ère sanglante de guerres tribales qui finit par acculer au cannibalisme des dizaines de milliers d'individus affamés et en déroute, et se solda par l'extermination totale de 28 tribus.
Impitoyable, Mzilikazi mit à feu et à sang près d'un million et demi de kilomètres carrés, capturant les belles filles pour son harem et les hommes jeunes pour son armée, massacrant les vieillards et abandonnant aux fauves les bébés hurlant parmi les débris fumants des villages incendiés. Il asservit ainsi ce qui est aujourd'hui le Transvaal, le Botswana et la Rhodésie du Sud, et, de ses hordes de prisonniers, il fit la puissante et prospère tribu des Matabélé. .
Il anéantit les desperados qui pillaient la région et repoussa victorieusement toutes les attaques des armées zouloues, mais ne parvint jamais cependant à chasser de ses états les émigrants Boers qui s'y infiltraient peu à peu.
En ce temps-là, les conquérants noirs ne triomphaient en général que .pour être bientôt asservie à leur tour par leurs ennemis, tués au combat ou assassinés par des conspirateurs. Bien que le sang, la terreur et la tyrannie eussent marqué son règne, la personnalité de Mzilikazi et ses qualités de chef étaient telles que jamais aucun membre de sa tribu pourtant disparate n'essaya d'attenter à sa vie. Ses sujets le vénéraient et, grâce à son intelligence et à sa sagesse, il compta parmi ses amis les plus chers des missionnaires et pionniers blancs tels que Robert Moffat, le beau-père de Livingstone, ainsi que nombre de savants, d'explorateurs, de chasseurs et de marchands. Car il fut là-bas tout à la fois Napoléon et Attila.".
---------------------------------------