Accueil > CATALOGUE > Littérature > Littérature U.S.A.

De Mitchell à Sinclair


NABOKOV Vladimir 
   Ajouter ce livre au panierPanierAjouter aux favoris
Lolita

Editions Gallimard, collection "Soleil", Paris, 1959.
Pleine reliure toile, avec rhodoïd, bon état. 360 pages, intérieur propre. Edition numérotée

Premières phrases: "Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme, Lo-li-ta: le bout de la langue fait trois petits bonds le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo.Li. Ta. Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais dans mes bras, c'était toujours Lolita.
  Avait-elle eu une devancière? Oui, certes oui. En vérité, il n'y aurait peut-être jamais eu de Lolita si je n'avais aimé, un certain été, une enfant initiale. "Dans un royaume auprès de la mer." Quand cela? Environ autant d'années avant la naissance de Lolita que j'en comptais cet été-là. Un style imagé est la marque du bon assassin.
  Voici, Mesdames et Messieurs les jurés, la première pièce à conviction: cela même que convoitaient les séraphins de Poe, les séraphins ignorants, aux ailes altières et au coeur simpliste. Voyez cet entrelacs d'épines."



Ref: 2770

O'HARA John 
   Ajouter ce livre au panierPanierAjouter aux favoris
Rendez-vous à Samarra

Club Français du Livre 1948.
Reliure toilée, bel état.
14,5x21,5cm.

Edition hors commerce numérotée.
Préface Claude Edmonde Magny.



Ref: 0677

PENN WARREN Robert 
   Ajouter ce livre au panierPanierAjouter aux favoris
L'esclave libre

Club des Editeurs 1957.
Reliure toile ornée de l'éditeur, bon état.
424 pages.

Edition hors commerce numérotée sur papier pur Alfa.
Avec présentation ( l'auteur, le livre, les personnages, le décor, l'époque ).
Et un petit portrait de l'auteur.



Ref: 1239

SALINGER J. D. 
   Ajouter ce livre au panierPanierAjouter aux favoris
L'attrape-coeurs

Editions Robert Laffont, collection "Pavillons", Paris, 1996.
Livre broché, couvertures souples, sans jaquette (?), très bon état. 259 pages, intérieur impeccable.

Dernière de couverture:
  "Si vous avez réellement envie d'entendre cette histoire, la première chose que vous voudrez sans doute savoir c'est où je suis né, ce que fut mon enfance pourrie, et ce que faisaient mes parents et tout avant de m'avoir, enfin toute cette salade à la David Copperfield, mais à vous parler franchement je ne me sens guère disposé à entrer dans tout ça. En premier lieu, ce genre de truc m'ennuie, et puis mes parents pique­raient une crise de nerfs si je racon­tais quelque chose de gentiment personnel à leur sujet. Ils sont très susceptibles là-dessus, surtout mon père. Ils sont gentils et tout - je ne dis pas - mais ils sont quand même bougrement susceptibles. D'ailleurs je ne vais pas vous faire entièrement ma saleté d'autobiographie ni rien. Je vais seulement vous parler de ce truc idiot qui m'est arrivé au dernier Noël, juste avant que je tombe malade et qu'on m'envoie ici pour me retaper. "



Ref: 3820

SCOTT MOMADAY N. 
   Ajouter ce livre au panierPanierAjouter aux favoris
La maison de l'aube

Editions du Rocher, collection " Nuage rouge ", Paris, 1993.
Broché, bon état. 278 pages, intérieur propre.

Préface de Yves Berger.

Premières phrases:
  " Dypalob. Il y avait une maison faite d'aube. Une maison faite de pollen et de pluie, dans un pays si ancien qu'on le disait immortel. Les collines étaient multicolores et la plaine resplendissait d'argiles et de sable bariolés. Des chevaux rouges, bleus et mouchetés, paissaient dans la plaine, devant la sombre immensité sauvage des montagnes. C'était un pays rude et tranquille. Tout y était beau.
  Abel courait. Il était seul et il courait. Tout d'abord, il avait couru avec lourdeur et difficulté, puis avec aisance. La route décrivait une courbe devant lui et s'élevait dans le lointain. Le village, il ne le voyait pas. La vallée était grise de pluie et la neige recouvrait les dunes. C'était l'aube. La première lueur avait pénétré la brume, mais elle était demeurée imprécise, puis le soleil était apparu sous la forme d'un grand éclat jaune qui avait transpercé les nuages. "

( Autre image, cliquez ci-dessous )



Ref: 2446

Cliquez ici


MITCHELL Margaret 
   Ajouter ce livre au panierPanierAjouter aux favoris
Autant en emporte le vent.

Gallimard, Paris, 1941.
Livre en 1/2 reliure cuir ornementé, filets dorés, auteur et titres dorés, bon état. 828 pages, couvertures conservées, intérieur papier un peu passé de l'époque mais bien propre.

Avec une carte de l'est des Etats-Unis au moment de la guerre de sécession.

Première page:
  " Scarlett O'Hara n'était pas une beauté classique, mais les hommes ne s'en apercevaient guère quand, à l'exemple des jumeaux Tarleton, ils étaient captifs de son charme. Sur son visage se heurtaient avec trop de netteté ­ les traits délicats de sa mère, une aristocrate du littoral, de descendance française, et les traits lourds de son père, un Irlandais au teint fleuri. Elle n'en avait pas moins une figure attirante, avec son menton pointu et ses mâchoires fortes. Ses yeux, légèrement bridés et frangés de cils drus, étaient de couleur vert-pâle sans la moindre tache noisette, Ses sourcils épais et noirs traçaient une oblique inattendue sur sa peau d'un blanc de magnolia, cette peau à laquelle les femmes du Sud attachaient tant de prix et qu'elles défendaient avec tant de soins, à l'aide de capelines, de voiles et de mitaines, Contre les ardeurs du soleil de Géorgie.
  En ce radieux après-midi d'avril 1861, Scarlett O'Hara était assise entre Stuart et Brent Tarleton sous la véranda fraîche et ombreuse de Tara, la plantation de son pêre, et offrait une image ravissante. Les onze mètres de sa nouvelle robe de mousseline verte à fleurs bouffaient sur les cerceaux de sa crinoline et leur teinte s'harmonisait parfaitement avec celle des san­dales de maroquin vert à talons plats que son père lui avait rapportées depuis peu d'Atlanta. La robe dégageait à ravir la taille la plus fine de trois comtés et son corsage très ajusté moulait une poitrine bien formée pour une jeune fille de seize ans, Malgré la façon pudique dont elle avait étalé ses jupes, malgré l'air réservé que lui donnaient ses cheveux lisses, ramenés en chignon, malgré l'immobilité de ses petites mains blanches croisées sur son giron, Scarlett avait peine à dissimuler sa véritable nature. Dans son visage, empreint d'une expression de douceur minutieusement étudiée, ses yeux verts, frondeurs autoritaires, pleins de vie, ne correspondaient en rien à son attitude compassée. Elle devait ses bonnes manières aux réprimandes affectueuses de sa mère et à la discipline plus rigoureuse de sa mama, mais ses yeux étaient bien à elle.
  De chaque côté d'elle, les jumeaux se prélassaient dans leurs fauteuils et, tout en riant et en bavardant, s'amusaient à regarder le soleil à travers leurs verres remplis de menthe. Ils avaient négligemment croisé leurs longues et lourdes jambes de cavaliers bottées jusqu'aux genoux. Agés de dix-neuf ans, hauts de six pieds de deux pouces, les membres allongés et les muscles durs, le teint bronzé, les cheveux roux foncé, le regard enjoué et arrogant, vêtus de vestes bleues identiques et de culottes moutarde, ils se ressemblaient autant que deux balles de coton peuvent se ressembler."
 



Ref: 5667

ShopFactory (TM). Click Here.