Préface de Germaine Tillion, postface de Charles-Louis Foulon.
Editions du Félin, Paris, 2002.
Livre broché, couvertures semi-rigides, très bon état. 216 pages, intérieur propre.
" Ce livre de Raymonde Tillon fait ressurgir cinquante ans de l'histoire du mouvement ouvrier français, du communisme et des affres du stalinisme à la française.
Engagée dans la Résistance, condamnée aux travaux forcés par une section spéciale de Vichy puis déportée à Ravensbrück, Raymonde Tillon s'évade d'un convoi en avril 1945 et devient l'une des premières femmes députées à l'Assemblée constituante.
Militante de base à Marseille, elle a connu le communisme de l'entre-deux-guerres à travers les luttes syndicales. C'est par cet engagement qu'elle rencontre son premier mari Charles Nédelec, qui meurt à la fin de l'Occupation.
Après guerre, elle épouse Charles Tillon, le « mutin de la mer Noire », devenu en 1942 le chef des FTP, puis ministre du général De Gaulle en 1944. Tous deux partagent les espoirs d'un parti communiste au faîte de sa gloire et tous deux vont connaître les « purges» du PC français.
À partir de 1952, Charles Tillon devient suspect aux yeux du PC, victime des « procès de Moscou» à Paris. La députée Tillon n'est plus reconduite dans ses mandats. Le couple s'exile volontairement dans un village provençal. La révolte étudiante de 1968 et le « Printemps de Prague» parachèvent l'effondrement de l'idéal communiste de ces militants de base.
Charles Tillon dira d'ailleurs: « C'est vrai que la page du stalinisme a été plus dure que la déportation ou le bagne qui étaient peines de l'ennemi combattu. »
Unis dans l'adversité, à la différence des époux Marty, victimes du même procès, les Tillon ont traversé ces épreuves sans jamais renoncer à défendre les idées de justice et de liberté qui ont fondé leur vie."