Firmin Didot, Paris, 1936.
Broché, couvertures bon état, petite réparation au dos. 296 pages, quelques légères rousseurs éparses, sinon intérieur propre.
Avec 12 gravures ( portraits plus paysages )
Premières phrases de " Valvins et Stéphane Mallarmé ":
" Face au hameau de Valvins, la Seine ondule avec grâce, large ruban moiré d'azur ou d'argent, selon l'heure, que borde la forêt du sombre ourlet de son manteau. Le site est ravissant. N'est-ce pas de ce rivage que le chantre d'Obermann aimait voir le soleil se lever sur Samoreau ? Le poète de l'Après-midi d'un faune devait de même s'y complaire. Le paysage à cette douceur de l'Ile de France où chantent les noms de ses villages: Samois, Valvins, Héricy, Vulaines, Samoreau. Quand, venant de Fontainebleau, on a passé le pont de Valvins et pris à gauche le chemin de halage, on aperçoit, proche un dépôt de briques et de matériaux épars sur la berge, une maison paysanne, encadrée de verdure. Sur la façade, un médaillon de bronze, avec cette inscription : " Stéphane Mallarmé habita, de 1874 à 1898, cette maison qu'il aima et où il mourut. ". Cette retraite, qu'il ne quitta que pour son suprême repos, au cimetière de Samoreau, justifiait bien cette élection, propice à la fois à ses loisirs de rameur et à son rêve de poète; de belles eaux où faire nager son canot, un site où s'allie au miroir du fleuve le reflet changeant de la forêt. "
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