Editions Robert Laffont, collection "Vécu", Paris, 1994.
Livre broché, couvertures semi-rigides, très bon état.287 pages, intérieur propre.
Dernière de couverture:
" Pour la famille Duboscq, le père cantonnier - garde-barrière du passage à niveau 104 de la ligne Paris-Cherbourg qui, à l'ouest de Sainte-Mère-Église, file tout droit vers le nord au milieu des marais -, la mère, Geneviève et son petit frère Claude, «le jour le plus long» a commencé plus tôt que pour tous les habitants de la Basse-Normandie. Exactement le 5 juin 1944, vers 22 heures, quand ils virent tomber du ciel les premiers parachutistes américains chargés de s'emparer de Sainte-Mère-Église et que le mauvais temps avait déportés dans la zone inondée par les Allemands. Devant le désastre qui s'annonçait, les Duboscq volèrent au secours des hommes en passe de se noyer. Ces hommes appartenaient aux 82e et I01e Airborne Divisions. Trente ans après, ils retrouvèrent la trace de cette famille française et, le 5 juin 1977, à Sainte-Mère-Église, lors des cérémonies commémoratives du débarquement, le général Hocker, représentant les États-Unis, remit à «Papa Maurice» la médaille de la valeur militaire américaine et, conjointement, à «Maurice Duboscq, Mme Duboscq et Geneviève Duboscq» le diplôme de l'America's guard of honor.
Geneviève n'a rien oublié de cette nuit terrible et de ce qui s'ensuivit. Elle avait douze ans, elle découvrait la guerre et ces grands garçons qui mâchaient du chewing-gum et riaient comme des gosses; elle découvrait la joie, l'amour, la souffrance, la mort. Aujourd'hui, elle raconte...
Avec, dans l'oreille et le cœur, le «Bye bye, Dgenevi !» que les G.I.'s lui lançaient en partant.".
----------------