Editions Grasset, Paris, 1971.
Livre broché, couvertures semi-rigides, dos et plat salis (voir scan) sinon bon état, solide. 329 pages, intérieur propre.
Avec sa bande-annonce.
Texte rabat:
" Qui d'autre aurait pu écrire ce beau livre singulier, saisissant, passionné, secret aussi, dense d'expérience et de méditation? Est-ce un roman? Oui, certes puisqu'on y trouve deux personnages: Côme directeur d'un théâtre populaire, et Gaétan Rixe, son conseiller, son ombre, son reflet, sa conscience aussi peut-être... Ensemble, ils vivent parallèlement la grande aventure quotidienne d'une administration difficile, sans cesse remise en cause par les attaques ouvertes ou sournoises, les problèmes d'argent, les doutes. Morale, esthétique et politique jouent leur rôle dans ce perpétuel débat: c'est une lutte sur tous les plans, jamais gagnée, et qui les conduit l'un et l'autre au renoncement. Mais tandis que Côme, sur les conseils d'une amie, s'avance vers une solitude réfléchie, Gaétan, amoureux d'une jeune Russe, s'exile volontairement en U.R.S.S. où il se perd dans l'anonymat d'une humble fonction.
Deux voies, deux possibles, deux tentations d'échapper au car c a n d'une vie sociale, incompatible avec la création et l'achèvement de soimême. Mais cette Chronique romanesque, à travers les rencontres, les portraits, les impressions vécues, les conversations rapportées, est également une forme pudique de "Mémoires". C'est Jean Vilar qu'on y reconnaît, qu'on entend et qui nous parle. Il ne s'agit pas de confidences ni de souvenirs, mais d'aveux plus profonds, plus inconscients, plus poignants aussi: ceux d'un homme en tourment qu'habitait l'amour exigeant de son art, et qui dut renoncer pour n'avoir pas à le trahir. Au-delà d'une leçon et d'un exemple, cet unique roman - auquel Jean Vilar mettait la dernière main à la veille de sa mort - est donc bien l'histoire d'une passion...".
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